Pierre Schoendoerffer : la vie et la carrière d’un grand cinéaste qui n’a pas survécu à une opération !

À l’âge de 83 ans, Pierre Schoendoerffer s’est éteint à Clamart dans les Hauts-de-Seine lors d’une opération chirurgicale.

Un grand homme qui a laissé ses empreintes dans l’écriture mais surtout dans le monde cinématographique.

Ses racines, ses inspirations et son début vers une grande lancée

Le 5 mai 1928, le personnage iconique de l’histoire a vu jour à Chamalières dans le Puy-de-Dôme. Quatrième fils de Georges Schoendoerffer et de Marie-Louise Friesé, Pierre Schoendoerffer a connu une enfance très mouvementée. Suite aux différents postes occupés par son père, la famille Schoendoerffer a connu d’incessants déménagements. À Clermont-Ferrand où Georges a été ingénieur chez Michelin. À Niederbronn ou encore à Annecy.

Étant un grand amoureux de la lecture, Pierre Schoendoerffer a trouvé sa voie après avoir lu « Fortune carrée » de Joseph Kessel. Appuyé d’une âme d’aventurier, à ses 18 ans, le jeune homme s’était lancé pour une nouvelle conquête. Il s’était ainsi inscrit dans la marine pour monter à bord d’un caboteur suédois. Une expérience qui lui a permis de découvrir la mer Baltique ainsi que la mer du Nord.

Cependant, le talentueux réalisateur a fait ses premiers pas dans le monde du en 1952. Lors de sa lecture du « Figaro », ce dernier a été fortement frappé par un article. Un ouvrage de Serge Bromberger sur le défunt caméraman Georges Kowal. À travers cette histoire, il a décidé de s’engager au service cinématographique de l’armée au temps de guerre. Ainsi, il a débuté comme cinéaste en . Cette première lancée ainsi que son amour pour ce pays ont ravivé la passion de Pierre Schoendoerffer pour la photographie, le cinéma et l’écriture. Des passions qui lui ont permises de se démarquer durant son existence.

Une prouesse exceptionnelle qui a laissé des traces

Depuis, le célèbre écrivain a continué ses services militaires. Il fut affecté au Cambodge en tenant le poste de caporal-chef et caméraman dans l’enregistrement des opérations militaires. Cependant, dans cet endroit, Pierre Schoendoerffer a connu ses pires moments. Le 7 mai 1954, il a été capturé et emprisonné lors de la bataille de Diên Biên Phu. Bien qu’il ait été libéré après trois mois de détention, l’armée adverse lui avait confisqué toutes ses œuvres. Cela ne l’avait guère découragé. Cette expérience lui avait même ressourcée en lui donnant l’envie de produire des films documentaires.

Dès son retour en , Pierre Schoendoerffer s’était lancé dans le journalisme. En tenant la rubrique sur les actualités cinématographiques, il a pu s’envoler vers le Maroc et l’Algérie. Se lançant ainsi à la découverte des mouvements sanglants dans ces derniers. En effet, l’année 1955 a été marquée par la révolution marocaine ainsi que la Guerre d’Algérie pour la lutte contre l’indépendance.

Depuis, il s’était initié à la réalisation de films documentaires. C’est grâce à sa avec son idole littéraire Joseph Kessel, à Hongkong, que l’incontestable réalisateur a produit un documentaire. Tiré d’un de ses propres livres « La Passe du diable » cette production, tournée en 1956, détaillait le jeu de bouzkachi, pratiqué en Afghanistan. En 1963, l’écrivain a publié son célèbre roman « La 317e section ».

Consacré à une section de l’armée française pendant la guerre d’Indochine, cet ouvrage a été par la suite adapté au cinéma. Un film, réalisé avec Jacques Perrin et Bruno Crémer, remportant le prix de meilleur scénario au Festival de Cannes en 1965.

Toujours dans cette année, Pierre Schoendoerffer a réalisé un film documentaire après avoir suivi les quotidiens des soldats américains au Vietnam. « La Section Anderson » a même reporté l’Oscar du meilleur documentaire.

Nombreuses ont été les œuvres de Pierre Schoendoerffer, bien dans l’écriture que la cinématographie. Malgré sa disparition en 14 mars 2012, ses empreintes resteront à jamais gravées dans l’histoire de l’humanité.


Andrea Faure

Andrea Faure

Rédactrice web depuis 10, je vis pleinement ma passion en travaillant pour plusieurs médias. Je suis également une grande passionnée de voyages, je n'hésite donc pas à partir à l'aventure dans des pays lointains dès que j'en ai l'occasion !